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Les deux chênes :
LOCMARIA-BERRIEN a une particularité,
les deux chênes creux ; ils auraient été plantés en 1589, l'année de la mort
de Catherine DE MEDICIS.
Ils ont failli être vendus quelques années plus tard par Mr COLLOBERT à Mr GUILLOU pour en faire du bois de chauffage ; il a fallu l'intervention des bâtiments de France pour stopper cette vente.
Ils ont servi, au fil de leur existence, d'abri aux amoureux, d'urinoires aux hommes, de cachettes pour les enfants ou même de lieu de vente pour la marchande de bonbons.
Ces deux chênes pédonculés
(quercus pédonculata), plus de 4 fois centenaires,
sont depuis entrés dans l'histoire et dans le patrimoine
de la commune. En la présence du président de l'association
A.R.B.R.E.S. une plaque reconnaissant leur qualité d'arbres
remarquables a vu le jour entre les
deux gardiens du temps et un diplôme remis à la commune
pour la reconnaissance de ses bons soins.
La mine de plomb argentifère :
La
mine se situant sur les communes de LOCMARIA-BERRIEN, POULLAOUEN
et HUELGOAT fût pour la première fois exploitée
du temps des celtes (1er siècle avant notre ère).
Elle fût exploitée pour le seconde fois au Moyen-Age
et ce, pendant une centaine d'années. En 1634, la mine
appartenaient à la couronne ; LOUIS XIII en confia l'exploitation
à Jean du CHÂTELET, inspecteur des mines de France
et de Hongrie, qui se fit seconder par de la main d'oeuvre allemande.
La mine n'a, par contre,
connue
son véritable essor qu'au XVIIIe siècle. En 1732,
un morlaisien, armateur de son état, décroche la
concession d'exploitation de produits ferreux sur 15 paroisses
du Finistère et créé par la suite la Compagnie
des Mines de Basse-Bretagne. Afin de faire prospérer le
site de LOCMARIA-BERRIEN, on fit appel comme du temps de LOUIS
XIII, au savoir-faire allemand, seul à l'époque
capable d'apporter les techniques nécessaires au bon fonctionnement
et surtout au bon essor de la mine.
C'est en 1749 qu'un ingénieur allemand du nom de Koënig, Directeur de la mine, prend en main la destinée du site ; 3 années de travaux sont nécessaires pour le moderniser et en faire le premier chantier minier du Royaume de France et ce, durant les cinquante dernières années du XVIIIè siècle.
La
production annuelle de l'époque se situait entre 600 et
700 tonnes de plomb et à près de 2 tonnes d'argent
pour des recettes annuelles de plus de 15 millions de francs.
Pour son bon fonctionnement, la mine employait environ 1600 personnes (hommes, femmes et même enfants) ; habitants de la région pour la plupart qui cumulaient souvent 2 métiers, celui de mineur et celui de paysan.
La remontée du minerai se faisait à l'aide d'un chevalement (celui de gauche date du début du XXè siècle ; il est en fer) à l'extrémité duquel se trouvaient deux poulies qui permettaient la remontée d'une benne chargée du précieux minerai et fixée à un câble ; cette installation permettait aussi la remontée et la descente des mineurs.
La chute du cours de l'argent au cours de la seconde moitié du XIXè siècle et quelques temps plus tard la chute du cours du plomb ont été les premiers prémisses d'un déclin de la mine ; de plus des travaux étaient nécessaires et leur coût devint trop important. De ce fait, en 1816, la compagnie céda toute l'affaire à 3 de ses membres : J.C CERTAIN, banquier, H. DROUILLARD, également banquier et F.C. BLACQUE, notaire parisien.
Pourtant l'activité, bien que réduite, durera encore quelques années, une machine révolutionnaire sera même installée : la machine à colonnes de Juncker qui remplace avec une grande efficacité les machines hydrauliques dans leur mission d'assèchement des galeries. C'est malheureusement en 1934 que la mine fermera définitivement ses portes.
Au XVIIIè siècle
et au début du XIXè siècle, le mineur évoluait
dans les galeries grâce à une chandelle
; vers la fin du XIXè siècle on utilisa les lampes
à huiles fixées sur le casque du mineur (ici Mr
Jean Marie LE GALL, mineur en 1902) ce qui lui permettait d'avoir
les mains libres pour manier pic et pioche. La remontée
des puits se faisait à l'aide d'une longue échelle
de bois.
Aujourd'hui, l'ancienne mine
de plomb argentifère reprend vie depuis quelques années
grâce à quelques bénévoles de l'association
A.S.A.M (Association pour la sauvegarde de l'ancienne mine)
fondée en 1991 et à l'immense travail qu'ils
ont accompli pour mettre en état les 5 hectares du site.
L'association fait revivre la mine dans l'esprit de chacun en
organisant des visites guidées (contact : mairie de Locmaria-Berrien
au 02-98-99-73.09).
Ci-dessus, l'ancienne laverie tel que l'on peut la voir aujourd'hui
Ci-contre un magnifique dépliant qui retrace la vie de la mine et que vous n'aurez aucun mal à vous procurer.
Ci-contre la roue hydraulique de 6 m installée en 2001 qui est la replique à l'échelle 1/2 de la roue de l'époque. Elle servait, par l'intermédiaire de longs tirants (bielles) à actionner dans les puits, les pompes assurant l'exhaure (évacuation) des eaux d'infiltration souterraines.
Le chemin BLACQUE :
BLACQUE
était le nom d'un ingénieur gallois prénommé
François-Charles qui travaillait sur le site de la mine
- cela se passait dans les années 1820 - Un chemin qu'il
a lui même construit et qui servait à amener le minerai
des puits jusqu'à la fonderie de POULLAOUEN porte son nom
"le chemin Blacque".
Il a failli trouver la mort dans des circonstances assez dramatiques ; alors qu'il traquait un sanglier avec des amis, il se trouva nez à nez avec la bête, il tira mais ne fit que la blesser. La bête en furie le chargea défenses en avant, le piétina ; il put malgré tout saisir son cor et souffla de ses dernières forces pour demander de l'aide aux autres chasseurs postés plus loin, ce faillit être son dernier souffle ; ses amis réussirent à le transporter dans une maison ou il fut soigné. Il mourut à PARIS quelques années plus tard.
Cela s'est passé à Kervallon en LOCMARIA-BERRIEN le 23 septembre 1821, une stèle y est érigée à l'endroit même du drame.
La gare:
Les bâtiments de la gare datent de la fin du XIXème siècle ; ils répondent au schéma typique des stations de chemins de fer bretons. Le tout nouveau Président de la république de l'époque, Monsieur Félix FAURE élu en 1895, y fit une halte en 1896.
Vous trouverez ci-après les nouvelles attributions de la gare.
Les roulottes hippomobiles :
Elles ont été créées
en août 1971 sous le nom de "cheval bretagne"en
lieu et place de l'ancienne gare de la commune qui fût louée
au département. L'activité nécessitait 70
chevaux qui ont été achetés avec l'aide des
Haras nationaux et surtout 50 roulottes qui ont été
construites par des artisans de Chateauneuf du Faou, de Saint
Hernin et de Carhaix. 9 itinéraires étaient proposés
et sillonnaient les trois départements suivant : le Finistère,
les Côtes du Nord (actuellement Côtes d'Armor) et
le Morbihan. L'association a cessé ses fonctions il y a
maintenant plusieurs années ; l'activités est depuis
reprise par un particulier.
Les ponts
La passerelle du moulin
Le pont de fer
il fût construit pour les besoins de la voie de chemin de fer et se situe près de la motte féodale, à quelques 300 m. de la gare de Locmaria-Berrien en direction de la gare de Scrignac. Il enjambe la rivière du squiriou.
Passage d'un gué au moulin neuf
Pont ar Goret
Il date du XVIIIème siècle sur l'aulne. Il fût construit sur le trajet de l'ancienne voir romaine qui reliait Morlaix à Carhaix. Il a comme particularité trois arches reposant sur des piles à bec, l'ensemble étant surmonté d'un parapet appareillé en grandes pierres de taille.
La motte féodale "Castel ar Valy" :
Située le long de l'ancienne voie ferrée Carhaix-Morlaix, la motte (ancêtre du château-fort), lieu important de l'économie médiévale, est la plupart du temps placée le long des voix de communications de l'époque, en l'occurrence, à proximité de la rivière d'argent. Bâtie au début du XIè siècle, elle fît office de forteresse dans la période du XIè au XIIè siècle, elle est ensuite devenue la fortification du baron Kéraliou de Loscoat qui régnait sur un domaine de 346 ha. La motte était en fait l'emblème d'une petite et moyenne chevalerie ayant droit de basse et haute justice (ces avantages ayant disparus quelques années plus tard). Artificiellement construite avec une basse cour qui servait de refuge à la population en cas de troubles, était couronnée d'un donjon de bois. Le fossé qui l'entourait assurait une défense supplémentaire.
La motte a été découverte et dégagée par les membres de l'A.S.A.M.